Par mélanie - dans music
Du concert de Sigur Rós, vous ne verrez que cette photo. Moi qui suis pourtant passée maitre dans l’art de camoufler mon appareil photo, j’avais encore réussi à duper les agents de sécurité à l’entrée. Je m’étais trouvée une place en or dans les premiers rangs et bien qu’une barrière me séparait du groupe de quelques mètres, j’aurais pu espérer prendre quelques clichés intéressants. C’était sans compter l’intervention des monsieurs muscles derrière la barrière de sécurité. J’avais à peine sorti l’appareil pour immortaliser le bon moment passé à écouter AminA, la première partie, qu’un gros bras s’est jeté sur moi pour me faire gentiment comprendre que les appareils ne seraient pas tolérés ce soir.
C’est bien la première fois que ce genre d’incident m’arrive. Je ne comprends pas toujours la logique de certaines salles qui interdisent les appareils photos surtout quand on voit que certains groupes, comme Mogwai, documentent leurs tournées grâce aux photos prises par leurs fans. Bien sur, je comprends qu’ils veuillent limiter les dégâts. Après tout, je n’aimerais pas me retrouver à chaque concert dans la même situation qu’à celui des Dresden Dolls où la quasi totalité des premiers rangs étaient assaillis par les photographes.
Pour en revenir à Sigur Rós, après un Glósóli un peu mou du genou, le concert n’a jamais vraiment décollé. La déception de voir un groupe qui ne joue pas toujours en rythme l’a emporté sur l’enthousiasme de revoir l’un de mes groupes préférés. Quelques moments de grâce sont toutefois venus ponctuer ce concert et en plus du très joli quatuor que constitue AminA, le groupe a eu la bonne idée de s’entourer de cuivres. Au final, ça donne 14 personnes sur scène et c’est du plus bel effet.
Ma déception tient certainement au fait que je compare ce concert à celui qui a pris place il y a près d’un an jour pour jour dans le même Olympia. Le groupe qui n’avait pas encore entamé sa tournée mondiale pour promouvoir Takk m’avait vraiment époustouflé. Mais quitte à comparer avec la performance de l’année dernière, j’ai vraiment apprécié AminA. Par rapport à juillet dernier le quatuor, qui accompagne Sigur Rós aux cordes lors des tournées, a vraiment pris de l’ampleur. C’est bien la première fois qu’une première partie me plait presque autant que la tête d’affiche.
Et quitte à comparer j’aurais vraiment aimé que le groupe joue le magnifique Vaka ou encore Von qu’ils avaient magistralement interprété à l’Élysée Montmartre en 2002.
Au final, j’ai quand même passé un bon moment et c’est vraiment ça qui compte.

